<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Villeneuve d'Ascq, Ma Vie, Ma Ville, Liberté, Laicité</title> <description>Actualité subtile et comique</description> <link>http://villeneuvedascq2008.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Fri, 16 May 2008 09:21:54 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://villeneuvedascq2008.blogspirit.com/archive/2008/05/15/il-y-aura-l-ecole-de-la-reussite-et-celle-de-l-echec.html</guid> <title>Il y aura l'école de la réussite et celle de l'échec</title> <link>http://villeneuvedascq2008.blogspirit.com/archive/2008/05/15/il-y-aura-l-ecole-de-la-reussite-et-celle-de-l-echec.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (François)</author>  <pubDate>Thu, 15 May 2008 08:30:00 +0200</pubDate> <description> «Des classes de langue à 35, c'est impossible». C'est pourtant ce qui risque d'arriver au lycée Gambetta de Tourcoing l'an prochain, si Florian Berche, responsable nordiste de l'UNL, élève dans l'établissement, a bien fait ses calculs. On annonce cinq suppressions de postes, «alors qu'en S on est déjà 35 par classe».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«On met en difficulté ceux qui ont du mal à suivre», ajoute Simon en terminale S au lycée Picasso, dans le quartier populaire de la République, à Avion. Pour l'instant, ils sont 27 dans sa classe. «En TP, à 14, on est limite, le prof n'a pas toujours le  temps de voir chacun». Avec le projet de supprimer une première S, il a calculé que ses collègues seront 38 l'an prochain. L'autre solution, c'est s'inscrire au lycée Condorcet de Lens, «mais ça veut dire quitter la maison à 7h et rentrer à 19h, et puis manger à la cantine, toutes les familles n'ont pas les moyens».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Arnaque». «Cela fait cinq ans qu'on se chope les plus grosses suppressions de postes dans l'académie, alors qu'on a les plus bas résultats de France», dit un autre Simon, professeur d'histoire-géographie à la cité scolaire Emile-Zola, à Wattrelos. «Dans l'académie du Nord, 2/3 des suppressions sont liées à une baisse d'effectifs. C'est un raisonnement statistique, qui ne me paraît pas logique car on pourrait en profiter pour mener une vraie politique pour les collèges ambition réussite, qui ont un encadrement insuffisant. Mais ce que je n'admets pas, c'est qu'il y a un tiers des suppressions qui est lié à la politique de Sarkozy de dégager des heures supplémentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans mon lycée, deux postes sont supprimés, soit 36 heures. Mais cent heures ont disparu. On va compenser la différence avec énormément d'heures supplémentaires, et en ratiboisant de ci, de là. Ces heures sup, c'est une arnaque financière. Elles sont moins bien payées que nos heures normales : 50% moins cher la première heure et 40% les suivantes. Surtout qu'une heure supplémentaire, ce n'est pas qu'une heure de travail, il y a tout ce qui va avec et qui fait le métier de professeur : la préparation des cours, la correction des copies, la rencontre avec les parents... Quand un professeur fait ses dix-huit heures de cours par semaine, cela correspond à 39 heures de travail, selon le ministère de l'Education nationale. Je refuse de faire ces heures supplémentaires car si j'accepte, cela va se payer sur la qualité des cours,je ne vois pas comment tu peux assurer le même suivi.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bruno Robin, directeur d'école à Flines-lez-Raches, près de Douai, et secrétaire départemental de la FSU est d'accord : «Un directeur d'école primaire est payé pour 27 heures de cours, mais travaille en moyenne 45 heures. Très peu d'enseignants accepteront la surcharge de travail des heures supplémentaires». Pour lui, l'avenir qui se construit avec les suppressions de postes, c'est  «l'école de la réussite d'un côté et de l'autre celle de l'échec».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«Fainéant». Eva, professeur remplaçante en philosophie, approuve ce constat. Dans l'un des établissements où elle intervient, le lycée professionnel Gustave-Eiffel à Armentières, «en cinq ans, ce sont cinquante postes qui ont disparu. D'accord, c'est un gros bahut, avec 200 professeurs, mais ce sont des sections qui vont disparaître. Et cela va retomber sur qui ? Sur les élèves, qui auront encore moins le choix, qui devront aller à cinquante kilomètres pour avoir la formation qui les intéresse.» Ce qui la touche aussi, c'est que «la reconnaissance de notre travail, on ne peut pas dire que c'est le cas. Avant, l'instituteur, c'était une personnalité ; maintenant, le professeur, c'est un fainéant.» Alors qu'elle passe plus de 40 heures par semaine hors de chez elle, en assurant des remplacements dans trois établissements différents, à Armentières, Roubaix et Wattrelos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ric-rac. Pas de poste en moins cette année dans le collège d'Irène, prof de français à Lys-lez-Lannoy, près de Roubaix, mais il sera touché, «par ricochet. Des collèges voisins perdent des postes, des élèves vont arriver chez nous, les effectifs vont grimper». Elle a des classes à 29, «trop pour le collège», et une seule conseillère principale d'éducation pour 700 élèves. Le pire : impossible de s'occuper de l'absentéisme. «C'est ce que je ressens le plus durement. Les élèves qui décrochent, on ne fait pas grand chose pour les raccrocher. On est tellement ric-rac». Et puis il y a ceux qui sont là, mais éteints. Elle a découvert certains de ses élèves cette semaine : les effectifs avaient baissé à cause d'un voyage. «Tout le reste de l'année, on gère ceux qui posent problème, et ceux qui prennent la parole. Les élèves refermés, notamment à cause de la montée de la violence, on les découvre». Prof principal, elle est «assaillie» par les problèmes de discipline. «Je me dis, &quot;j'ai une heure, je vais corriger des copies&quot;, je ne peux pas. Il faut téléphoner à des parents, régler des problèmes de vol de portable, d'élèves qui sèchent les cours, cachés dans l'établissement, de conflits avec des profs ou entre élèves». Le nombre d'élèves? :  «Ce n'est pas les quatre copies à corriger en plus, le problème», elle est sûre qu'elle fait déjà plus de 40 heures. «Il y a des enfants qui ont besoin d'une vraie relation pour apprendre. Elle n'existe pas si ils sont nombreux. On perd des enfants comme ça».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : libélille&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Mise en service à la rentrée de septembre, la nouvelle &lt;a href=&quot;http://www.lillemetropole.fr/index.php?p=864&amp;art_id=14893&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;école de musique &lt;/a&gt;est déjà en surchauffe. La faute à une absence de ventilation mécanique.&lt;br /&gt;
Conséquences : élèves et professeurs se plaignent d’une chaleur parfois insupportable. La semaine dernière, l’établissement a même été évacué. Des cours sont annulés au jour le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Déjà, on n’aurait pas dû prendre possession des lieux en septembre. C’était l’erreur à ne pas faire. » Accablé par la touffeur ambiante, autant que par la lassitude, le professeur de musique cherche la bonne tonalité. Celle qui permet de dire franchement les choses, sans se fâcher avec les responsables. L’anonymat est de mise. Mais pas les récriminations. Dehors, le soleil tape fort, éclaboussant les façades d’une luminosité fatigante. « Si vous voulez, on peut monter dans les étages », invite l’enseignant. En même temps que la température, nous grimpons.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Pas un souffle d’air dans les salles. Pour cela, il faut ouvrir les fenêtres. Problème : la plupart ne sont que des baies vitrées fixes. Seules quelques modèles sont oscillo-battants. « À Pâques, l’an passé, reprend le musicien, nous avons investi le premier niveau. Il y avait une vague de chaleur, comme aujourd’hui. On a tout de suite alerté les services techniques, qui nous ont répondu qu’il y aurait bientôt un système d’aération... » Un an plus tard, rien n’a changé. Nous voilà dans la classe d’atelier rythmique : il fait une chaleur de bête. Pas la peine d’aller plus loin. Depuis plusieurs jours, des élèves se plaignent de maux de tête. « On a même eu des saignements de nez », appuie une habituée. Devant une telle situation, le directeur de l’école, Xavier Vanhooland, n’a pas hésité à suspendre les cours la semaine dernière. Et il le refera à chaque fois qu’il l’estimera nécessaire, au nom du principe de précaution. Alerté, le maire a demandé un rapport à la direction générale Enfance et Culture. L’absence d’un système de ventilation mécanique est clairement pointée. Jugé non prioritaire, il ne figurait pas dans le cahier des charges, pour des raisons de coût, essentiellement, mais aussi d’acoustique. Ainsi, non seulement le budget initial est resté dans une enveloppe raisonnable (1,6 ME ) mais les travaux ont pu être achevés dans le bon tempo. Il faut maintenant rallonger la note, qui s’annonce salée : 200 000 E au total, pour la ventilation et la pose de brises soleil (identiques à ceux de l’école Boris-Vian) sur les trois niveaux de l’école. Une dépense sans doute incontournable.&lt;br /&gt;
Les 4 et 5 mars derniers un diagnostic de la société Véritas a établi les concentrations en polluants dans l’air. Il laisse apparaître, « à forte utilisation des espaces », une concentration de CO2 (oxyde de carbone) deux fois supérieure à la normale lorsque les fenêtres sont ouvertes, et jusqu’à cinq fois quand elles sont closes. Le risque ? Un sentiment de mal-être et d’étouffement. Tout le contraire de la musique.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : lavoixdunord&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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