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mercredi, 26 mars 2008

La lettre de ... DM

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Élu socialiste du conseil municipal, Didier Manier a choisi de siéger parmi les non inscrits (notre édition d’hier). Il a adressé hier une lettre aux militants pour expliquer son geste, essentiellement dirigé contre Jean-Michel Stievenard.
> Le contexte. Pour mieux comprendre, voici un rappel des faits. En juillet 2006, Didier Manier conclut un accord avec Jean-Michel Stievenard pour un passage de relais à mi-mandat. En cas de victoire bien entendu. Le 8 septembre, Gérard Caudron annonce officiellement sa candidature. Le 18 novembre 2006, Didier Manier déclare à La Voix du Nord : « Ce qu’a fait Jean-Michel Stievenard est d’une rare stupidité politique. Et humainement, ce n’est pas acceptable. » En cause, le déroulement houleux du vote de désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Le 1er décembre, Bernard Derosier remet les pendules à l’heure en affirmant : « L’accord Stievenard-Manier n’est pas remis en cause. » Au printemps 2007, un mystérieux sondage donnerait une large avance à Gérard Caudron. Le PS, par la voix de Gilles Pargneaux notamment, affirme ne pas être au courant. Le 16 mars, Gérard Caudron est élu avec 58,83 % des voix au second tour. Le PS sort affaibli. Et divisé.


> La lettre. Didier Manier, qui briguait le poste de conseiller communautaire, écrit une lettre aux militants pour justifier sa décision de siéger en dehors du groupe issu de la liste de Jean-Michel Stievenard. Ni Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Nord, ni Olfa Laforce, secrétaire de la section locale, ne l’ont reçue.
> Jean-Michel Stievenard. Selon Didier Manier, c’est le maire sortant le responsable. « La campagne a été ce que l’on sait… » « Malgré un sondage calamiteux, Jean-Michel Stievenard avait pris la décision de se maintenir en tant que tête de liste. » « Il a mené la campagne qu’il a choisie, personnalisant le scrutin comme il l’entendait, prenant la plupart des décisions importantes avec son staff ». De son côté, Didier Manier a « mené campagne avec loyauté ».
> « La semaine des forfaitures ». Didier Manier raconte ensuite le feuilleton de la désignation de Jean-Michel Molle comme candidat au poste de conseiller communautaire. Une « forfaiture » aux yeux du conseiller général, qui estime que le siège devait revenir à un socialiste. C’est-à-dire lui, puisque ni Jean-Michel Stievenard, ni Olfa Laforce n’étaient candidats. Tel était, selon Didier Manier, le mandat donné par la section lors d’une réunion jeudi. Réunion à laquelle il n’a pas assistée.
> Partage des dépouilles. Après avoir claqué la porte d’une ultime réunion samedi matin, Didier Manier s’indigne dans sa lettre du « partage des dépouilles » découvert dimanche matin au conseil : Olfa Laforce présidente du groupe, Jean-Michel Molle à LMCU, Martine Berthouloux au CCAS et Marie Agbessi à la commission d’appel d’offres. « En responsabilité et en loyauté, j’ai voté pour Jean-Michel Molle à LMCU », précise Didier Manier. Mais pouvait-il faire autrement sans aller plus loin encore dans la crise et s’exclure davantage ?
> Au-delà des électeurs… Mis en minorité, Didier Manier « n’accepte pas que le jusqu’auboutisme et l’aveuglement de certains fassent fi de l’avenir des socialistes à Villeneuve-d’Ascq pour solder un quelconque passé. Au-delà du vote des électeurs, l’avenir parlera . » > Quel avenir ? Didier Manier, qui affirme avoir écrit sa lettre « sans animosité ni rancoeur », pose des conditions à son retour au sein du groupe « présidé par notre secrétaire de section » : « Que nous soyons en ordre de marche pour une action collective, cohérente et constructive. » On en déduit que pour l’instant, l’action menée est individuelle, incohérente et destructive. Cela dit « sans animosité, ni rancoeur ».

Source : lavoixdunord